Réponses aux demandes d'information

​Les réponses aux demandes d’information (RDI) sont des rapports de recherches sur les conditions dans les pays. Ils font suite à des demandes des décideurs de la CISR.

La base de données contient les RDI en français et anglais archivées depuis sept ans. Les RDI antérieures sont accessibles sur le site Web European Country of Origin Information Network.

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30 novembre 2020

MRT200375.F

Mauritanie : information sur l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), y compris ses sections américaine et canadienne; information sur sa fondation, sa mission, sa structure, ses activités, les documents délivrés aux membres et le traitement réservé aux membres par les autorités (2018-novembre 2020)

Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada

1. L’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA)

Des sources rapportent que l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) est une organisation qui lutte contre l’esclavage et qui représente les Haratines [1] en Mauritanie (Bertelsmann Stiftung 2020, 10; UNPO 16 avr. 2020). Selon ses statuts, l’IRA est une « [a]ssociation apolitique et à [but] non lucratif de défense de[s d]roits humains » (IRA Mauritanie 27 janv. 2018, art. 1). Cette organisation a été fondée en 2008 (IRA Mauritanie 7 déc. 2018; HRW févr. 2018, 5). L’Organisation des peuples et des nations non représentés (Unrepresented Nations and Peoples Organization - UNPO) [2] souligne que l’IRA jouit d’une reconnaissance internationale en dépit du fait qu’elle n’est pas officiellement autorisée par le gouvernement mauritanien (UNPO 16 avr. 2020).

1.1 Leader

Le président de l’IRA, selon des sources, est Biram Dah Abeid [Biram, Abeid, Biram Ould/Oud Abeid, Biram Ould Dah Ould Abeid] (Front Line Defenders [2019]; IRA Mauritanie 10 août 2018). Des sources rapportent qu’il est aussi le fondateur de l’IRA (IDN 20 févr. 2020; Centre Raoul-Wallenberg pour les droits de la personne [janv. 2019]). Il serait un ancien esclave (IRA Mauritanie et UNPO juill. 2018, 1), le descendant d’anciens esclaves (IDN 20 févr. 2020) ou d’un ancien esclave haratine (Inside Arabia 30 janv. 2019). Des sources le décrivent comme un militant « abolitionniste » (RTS 29 déc. 2019) ou « anti-esclavagiste » (AFP 30 janv. 2019). Il a entre autres reçu le Prix des Nations Unies pour les droits de l’homme en 2013 (RTS 29 déc. 2019; IRA-USA 16 oct. 2018).

Des sources signalent que Biram Dah Abeid a été candidat à diverses élections en Mauritanie, dont les législatives de septembre 2018 (Front Line Defenders [2019]; Centre Raoul-Wallenberg pour les droits de la personne [janv. 2019]) et les présidentielles de juin 2019 (Le Point 11 juin 2019; AFP 30 janv. 2019). Il a été élu député [en septembre 2018 (AFP 30 janv. 2019; Centre Raoul-Wallenberg pour les droits de la personne [janv. 2019])] malgré le fait qu’il était en prison (Bertelsmann Stiftung 2020, 3; Centre Raoul-Wallenberg pour les droits de la personne [janv. 2019]). En juin 2019, il est arrivé second à l’élection présidentielle (RTS 29 déc. 2019; RFI 2 oct. 2019).

1.2 Mission

Selon les statuts de l’IRA, trois des objectifs de l’organisation sont de « [l]utter contre l’esclavage et ses séquelles », de « [p]romouvoir le droit culturel [et] l’égalité des chances » et de « [s]ensibiliser l'opinion nationale et internationale sur la problématique de l’esclavage » (IRA Mauritanie 27 janv. 2018, art. 5). Selon Human Rights Watch (HRW), en plus de lutter contre l’esclavage, le président de l’IRA « dénonce également la sous-représentation des Haratines et autres communautés noires du pays aux postes gouvernementaux de haut niveau » (HRW févr. 2018, 5). En parlant de Biram Dah Abeid, InDepthNews (IDN) [3] rapporte que celui-ci travaille à [traduction] « renforcer l'application des lois mauritaniennes interdisant l'esclavage » et à « améliorer l'intégration sociale et les moyens de subsistance des anciens esclaves et des autres membres de la population majoritairement noire-africaine victimes de discrimination » (IDN 20 févr. 2020).

1.3 Activités

D’après ses statuts, les moyens que privilégie l’IRA pour accomplir sa mission sont l’organisation de conférences de presse, les interventions dans les médias, la sensibilisation, la diffusion d’information, la participation à des forums et rencontres internationales portant sur des questions de droits de la personne ainsi que le partage des expériences (IRA Mauritanie 27 janv. 2018, art. 6). Dans un rapport soumis au Comité des Nations Unies contre la torture en juillet 2018, l’IRA Mauritanie et l’UNPO souligne que l’IRA [traduction] « a participé à des sit-in devant le ministère de la Justice, à des grèves de la faim et à des marches dans les villes et villages de Mauritanie » (IRA Mauritanie et UNPO juill. 2018, 1).

Selon les auteurs d’un article publié dans Inside Arabia [4], l’IRA aide des esclaves à s’affranchir de leur condition (Inside Arabia 30 janv. 2019). Au sujet d’une ancienne esclave candidate aux élections de septembre 2018, le radiodiffuseur international du gouvernement américain, Voice of America (VOA), mentionne qu’elle a été libérée en 2008 avec l’aide de l’IRA [traduction] « après qu'un de ses frères se fut échappé et eut alerté le groupe anti-esclavagiste » (VOA 31 juill. 2018).

Dans le rapport de juillet 2018, présenté au Comité contre la torture des Nations Unies, l'IRA Mauritanie et l’UNPO rapportent [traduction] « des cas de torture ou autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants perpétrés contre des personnes de la communauté haratine » en Mauritanie (IRA Mauritanie et UNPO juill. 2018, 3). Selon Reuters, le président de l’IRA a dénoncé l’accession de la Mauritanie au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies (CDH) en février 2020 (Reuters 26 févr. 2020).

1.4 Structure

D’après ses statuts, l’IRA est organisée comme suit : un congrès, qui comprend tous ses membres (IRA Mauritanie 27 janv. 2018, art. 8); un conseil exécutif de 25 membres élus par le congrès, qui gère l’organisation (IRA Mauritanie 27 janv. 2018, art. 9); et un comité permanent de 9 membres (un président, un vice-président et sept secrétaires), choisis parmi le conseil exécutif et chargés de gérer le mouvement au quotidien (IRA Mauritanie 27 janv. 2018, art. 10). Au niveau des départements ou des arrondissements, l’IRA est structurée en « [s]ections », qui peuvent être divisées en « [s]ous-sections », puis en « [c]ellules », les structures de base (IRA Mauritanie 27 janv. 2018, art. 17, 18). L’IRA comprend aussi un Comité de paix (CDP), qui est responsable du maintien de l’ordre et de la discipline au sein de l’organisation et dans le cadre de ses activités (IRA Mauritanie 27 janv. 2018, art. 20).

Des sources font état d’un parti politique associé à l’IRA, le RAG [5] (VOA 31 juill. 2018; Biram Dah Abeid 9 août 2018). Un article de VOA le désigne comme [traduction] « l’aile politique » de l’IRA (VOA 31 juill. 2018). Il s’agirait du parti politique de Biram Dah Abeid, mais qui serait toujours clandestin et non reconnu par le pouvoir (HRW févr. 2018, 30; Jeune Afrique 6 oct. 2019). Des sources signalent en outre que l’aile politique de l’IRA ou le RAG s’est allié au parti Sawab [Assawab] (Biram Dah Abeid 9 août 2018) lors des élections de septembre 2018 (VOA 31 juill. 2018). Front Line Defenders [6] rapporte en janvier 2019 que Biram Dah Abeid est à la tête du parti Sawab (Front Line Defenders [2019]).

1.5 Adhésion

Selon les statuts de l’organisation, « toute personne physique ou morale qui adhère aux […] statuts et souscrit au [R]èglement intérieur » peut être membre de l’IRA Mauritanie (IRA Mauritanie 27 janv. 2018, art. 22). Selon le Règlement intérieur, pour devenir membre, il faut remplir une fiche d’adhésion et s’engager par écrit à respecter les statuts et le règlement (IRA Mauritanie 27 janv. 2018, Règlement intérieur, art. 4), puis « se fai[re] enregistrer sur la liste des membres de la section […] dans les 15 jours qui suivent » en fournissant son identité, son adresse, son « numéro d’ordre », sa date d’adhésion et sa signature (IRA Mauritanie 27 janv. 2018, Règlement intérieur, art. 6). Afin de pouvoir être identifiés comme tels, les membres de l’IRA Mauritanie reçoivent une carte de membre, dont le prix est fixé à 200 ouguiyas mauritaniens (MRO) [environ 7 $CAN] (IRA Mauritanie 27 janv. 2018, Règlement intérieur, art. 6). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé de spécimen de carte de membre ou d'autres renseignements sur les documents délivrés aux membres.

2. Traitement réservé aux membres par les autorités
2.1 Non-reconnaissance

Des sources rapportent que l’IRA n’a toujours pas reçu « la reconnaissance légale » (HRW 2019) ou [traduction] « l’autorisation » des autorités mauritaniennes (UNPO 16 avr. 2020; Amnesty International 2018, 11), « malgré des demandes répétées » (Amnesty International 2018, 11). Des sources expliquent qu’à cause de ce manque de reconnaissance officielle, toute activité que l’association entreprend peut être considérée comme illégale (Amnesty International 2018, 11; Bertelsmann Stiftung 2020, 10) et [traduction] « soumise à la répression » (Bertelsmann Stiftung 2020, 10). Amnesty International ajoute ce qui suit au sujet de la situation en Mauritanie :

[traduction]

Si les associations non autorisées sont souvent tolérées, leurs dirigeants, leurs membres et les participants à leurs activités sont exposés à des risques et à des difficultés administratives considérables, notamment pour accéder au financement des donateurs ou pour informer les autorités des activités publiques prévues. Même lorsqu’elles sont autorisées, les associations sont confrontées à des restrictions […], notamment l’interdiction d’activités planifiées, la surveillance et les dissolutions arbitraires (Amnesty International 2018, 11).

Toutefois, des sources médiatiques rapportent qu’en septembre 2020, un projet de loi visant à faire passer l’enregistrement des associations d’un système d’autorisation à un système de déclaration a été approuvé par le Conseil des ministres et salué par le président de l’IRA (AMI 18 sept. 2020) ou l’IRA et différentes organisations des droits de la personne (RFI 18 sept. 2020). Radio France internationale (RFI) explique qu’il permettra aux associations « de faire uniquement un déclaratif au lieu de les obliger à obtenir une autorisation préalable des autorités » (RFI 18 sept. 2020). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé de renseignements quant à l’adoption de cette loi.

2.2 Accusations de division

Des sources signalent que le gouvernement mauritanien accuse l’IRA de « divis[er] l’unité nationale » (HRW févr. 2018, 6) ou de semer la [traduction] « division » (Bertelsmann Stiftung 2020, 7) ou la [traduction] « discorde » (AA 1er janv. 2019) dans la nation (Bertelsmann Stiftung 2020, 7; AA 1er janv. 2019; HRW févr. 2018, 6).

Certaines sources avancent qu’une loi criminalisant la discrimination, adoptée en janvier 2018, pourrait être utilisée contre les défenseurs des droits de la personne ou les militants anti-esclavagistes en Mauritanie (UNPO 16 avr. 2020; Amnesty International 2018, 6, 7). Selon Amnesty International, certaines provisions de cette loi, telles que l’article 10 qui [traduction] « punit "la promotion de discours incendiaire contraire à la doctrine officielle de la République islamique de Mauritanie" » par des peines de prison, « pourraient être utilisées contre les militants qui dénoncent les groupes qui perpétuent la pratique de l'esclavage en Mauritanie » (Amnesty International 2018, 6-7).

L’UNPO rapporte le cas d’une leader de l’IRA Mauritanie détenue par les autorités mauritaniennes en avril 2020 pour avoir, selon l’IRA, critiqué le gouvernement mauritanien dans les médias sociaux (UNPO 16 avr. 2020).

Selon la même source,

[traduction]

[c]ela pourrait être un exemple de la façon dont la loi adoptée le 18 janvier 2018 pour lutter contre la discrimination et criminaliser les discours haineux pourrait être instrumentalisée pour justifier la condamnation et la répression des défenseurs des droits de la personne, une préoccupation qui avait été soulevée par trois rapporteurs spéciaux des Nations Unies (David Kaye, Michel Forst et Tenday[i] Achiume) le 24 janvier 2018 (UNPO 16 avr. 2020).

2.3 Répression

Des sources signalent que le gouvernement mauritanien a exercé « une politique répressive » à l’égard de Biram Dah Abeid et de l’IRA (HRW févr. 2018, 6) ou que l’IRA et son leader ont [traduction] « fait l’objet d’une répression » (Bertelsmann Stiftung 2020, 7). Selon l’Indice de transformation de la Fondation Bertelsmann Stiftung (Bertelsmann Stiftung Transformation Index 2020BTI 2020), [traduction] « [l]es militants haratines qui font trop de bruit aux yeux du gouvernement sont réprimés par les forces de sécurité » (Bertelsmann Stiftung 2020, 28).

Des sources signalent qu’en février 2018, des manifestations de l’IRA s’étant tenues sur trois jours à Nouakchott ont été [[traduction] « violemment » ACLED 2 mars 2018] réprimées par la police (ACLED 2 mars 2018; Jeune Afrique 21 févr. 2018). Selon le Projet de données sur les lieux et les incidents de conflits armés (Armed Conflict Location & Event Data Project - ACLED), la conjointe de Biram Dah Abeid ainsi que d’autres leaders notables ont été blessés au cours des événements (ACLED 2 mars 2018). Le 8 octobre 2018, selon des sources, des militants de l’IRA venus protester devant l’Assemblée nationale contre la détention de leur leader ont été attaqués par la police et 9 à 12 d’entre eux, dont l’épouse de Biram Dah Abeid, ont dû être emmenés à l’hôpital (Front Line Defenders [2019]; Au secours des Haratines 10 oct. 2018). Le 29 octobre 2018, selon l’entreprise de services de sécurité canadienne Garda World, les forces de sécurité ont [traduction] « violemment dispersé » une manifestation organisée à Nouakchott par des partisans de l’IRA pour demander la libération de Biram Dah Abeid (Garda World 2 nov. 2018).

2.4 Arrestations et détentions
2.4.1 Biram Dah Abeid

Des sources rapportent que le président de l’IRA, Biram Dah Abeid, a été détenu à plusieurs reprises par les autorités mauritaniennes (Bertelsmann Stiftung 2020, 7; IDN 20 févr. 2020) entre 2010 et 2018 (IDN 20 févr. 2020). Des sources signalent qu’il a été arrêté par les autorités en août 2018 (Centre Raoul-Wallenberg pour les droits de la personne [janv. 2019]; UNPO 7 août 2018). Selon certaines sources, il a été arrêté relativement à des allégations de discours haineux (Garda World 2 nov. 2018) ou « "d’in[c]itation à la violence et menace portée sur la vie des personnes" » (Front Line Defenders [2019]). D’autres sources affirment qu’il était accusé d’avoir proféré des menaces à l’encontre d’un journaliste (HRW 17 janv. 2019; AFP 31 déc. 2018). D’après l’IRA Mauritanie, cette arrestation visait à empêcher la coalition IRA-Sawab de participer aux élections (IRA Mauritanie 10 août 2018). Le Centre Raoul-Wallenberg pour les droits de la personne [7] avance de même que le but de cette arrestation était [traduction] « d'interdire [la] participation [de Biram dah Abeid] aux élections législatives de septembre, auxquelles Biram se présentait en tant que candidat de l'opposition anti-esclavagiste » (Centre Raoul-Wallenberg pour les droits de la personne [janv. 2019]). Biram Dah Abeid a été libéré le 31 décembre 2018 (Bertelsmann Stiftung 2020, 7; HRW 17 janv. 2019) ou le 1er janvier 2019 (Front Line Defenders [2019]).

Des sources rapportent en 2019 qu’un dialogue s’est ouvert entre le nouveau président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani, et Biram Dah Abeid (RFI 2 oct. 2019; Jeune Afrique 4 août 2019). Selon la revue Jeune Afrique, Biram Dah Abeid est devenu le seul interlocuteur du président dans l’opposition (Jeune Afrique 4 août 2019).

2.4.2 Leaders, militants et membres

Le BTI 2020 rapporte que les autorités mauritaniennes ont arrêté des dirigeants de l’IRA (Bertelsmann Stiftung 2020, 10). L’organisation HRW a noté en février 2018 que « [d]epuis 2015, les tribunaux [avaient] à deux reprises emprisonn[é] des dirigeants de l’IRA à l’issue de procès non équitables » et que « deux de ses membres purg[aient] des peines de prison » au moment de la rédaction du rapport (HRW févr. 2018, 6). Des sources signalent que les deux derniers de 13 militants de l’IRA qui avaient été arrêtés en 2016 ont été libérés en 2018 (HRW 17 janv. 2019; Freedom Now 2018, 2).

Des sources signalent l’arrestation à Ksar, le 24 juin 2019, du responsable de campagne de la Coalition Sawab/IRA, qui aurait été libéré le 2 juillet 2019 (MRG 15 juill. 2019; Amnesty International 2019, 36). Selon Amnesty International, dix militants de l’IRA ont été arrêtés fin juin et quatre ont été condamnés à trois mois de prison, puis ils ont tous été relâchés en novembre (Amnesty International 2019, 36). L’organisation HRW rapporte le cas d’un journaliste allié à l’IRA qui a été arrêté à Nouakchott le 26 juin 2019 (HRW 23 juill. 2019). La même source souligne également plusieurs arrestations de militants ou de membres de l’IRA en juillet 2019 pour « rassemblement » illégal, « vandalisme », provocation de « troubles de l’ordre public » ou « résistance aux forces de l’ordre », entre autres : un militant arrêté et condamné à six mois de prison par le tribunal de Kaédi le 9 juillet; moins de sept militants condamnés à six mois de prison à Nouakchott le 11 juillet; huit membres poursuivis par le tribunal de Kaédi le 16 juillet, qui ont allégué avoir été maltraités par la police (HRW 23 juill. 2019).

3. Section canadienne

Parmi les sources qu'elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d'information sur une section canadienne de l’IRA.

Sur son site Internet, l’IRA Mauritanie mentionne « Canada » parmi ses sections, mais sans fournir de coordonnées ni de noms de représentants (IRA Mauritanie s.d.). Dans un communiqué de presse publié sur le même site en août 2017, Kadiata Ba est présentée comme une militante de l’IRA Mauritanie au Canada (IRA Mauritanie 1er août 2017). Des articles en date de mai 2017 et novembre 2018 désignent pour leur part Kadiata Ba comme la présidente de l’IRA-Canada (IRA Mauritanie 10 nov. 2018; IRA Mauritanie [mai 2017]).

Cependant, le communiqué de presse publié par l’IRA Mauritanie en août 2017 signale qu’au cours d’une visite au Canada en juin 2017, Biram Dah Abeid a constaté qu’il « urge nécessairement de fonder l’IRA-Canada en apportant des clarifications à la situation qui prévalait et pour promouvoir notre déploiement dans le sous-continent [c]anadien » et ajoute qu’il a été décidé par le Bureau exécutif de l’IRA Mauritanie que « l’organisation nommée Section IRA Mauritanie au Canada (SIMC) ne représente pas IRA-Mauritanie et de ce fait ne peut porter, ni parler en son nom, ni la représenter dans aucun forum ou devant aucune institution gouvernementale ou non gouvernementale » (IRA Mauritanie 1er août 2017). Le 2 décembre 2018, l’IRA-Canada apparaît néanmoins parmi les signataires d’un communiqué publié par l’IRA Mauritanie à l’occasion de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage (IRA Mauritanie 2 déc. 2018). Le 7 décembre 2018, Elhadj Fall, membre du personnel et porte-parole de Biram Dah Abeid aux élections présidentielles de 2019, mentionne le Canada parmi les pays où se trouve implantée l’IRA (IRA Mauritanie 7 déc. 2018). Le 18 décembre 2018, dans un communiqué publié sur le site de l’organisation, le secrétaire aux relations extérieures, chargé de la communication, de l’IRA Mauritanie mentionne l’IRA-Canada parmi les « sections officielles et reconnues de par le monde » de l’IRA Mauritanie (IRA Mauritanie 18 déc. 2018).

Des publications de l’IRA Mauritanie font état d’une visite officielle de Biram Dah Abeid au Canada [en mai et juin 2017 (IRA Mauritanie 1er août 2017)], au cours de laquelle il aurait [participé à une « marche pour l’humanité et la prévention des génocides au Canada » (IRA Mauritanie [mai 2017])] et [aux célébrations du 375e anniversaire de Montréal (IRA Mauritanie [sept. 2018])]. Deux articles publiés sur le site de l’IRA Mauritanie rapportent qu’Irwin Cotler, ancien ministre canadien de la Justice, a été un conseiller juridique de Biram Dah Abeid (IRA Mauritanie 10 nov. 2018; IRA Mauritanie [sept. 2018]). Le Centre Raoul-Wallenberg pour les droits de la personne, selon un texte publié sur l’IRA Mauritanie, « a adopté l’affaire et la cause de Biram Dah Abeid dans le cadre de son projet international de défense des prisonniers politiques » (IRA Mauritanie [sept. 2018]).

4. Section américaine

Parmi les sources qu'elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d'information sur une section américaine de l’IRA.

Le site Internet de l’IRA Mauritanie mentionne « USA » parmi ses sections, mais sans fournir de coordonnées ni de noms de représentants (IRA Mauritanie s.d.). Une page du réseau social Facebook au nom de l’IRA-United States a été créée le 1er juillet 2014 (IRA-United States s.d.). Un site Internet intitulé « ira-usa.org » existe en ligne, mais seulement certaines de ses pages étaient accessibles au moment de les consulter pour la présente réponse à la demande d’information (IRA-USA 4 juin 2018). Une lettre de l’IRA Mauritanie en date du 2 décembre 2018 compte parmi ses signataires « les IRA-USA de Columbus, New York et Philadelphia » (IRA Mauritanie 2 déc. 2018). Parmi les pages accessibles du site Internet de l’IRA-USA, se trouve un article publié le 4 juin 2018 qui fait état d’une dissociation de l’IRA-USA de l’IRA Mauritanie à la suite de l’alliance entre Sawab et l’IRA Mauritanie : [traduction] « La récente décision de Biram Dah Abeid de créer une alliance avec Sawab, un parti politique baasiste en Mauritanie, oblige maintenant l’IRA-USA à préciser que l’IRA-USA est une organisation séparée et indépendante sans lien officiel avec M. Abeid et l’IRA-Mauritanie » (IRA-USA 4 juin 2018).

Néanmoins, sur une page publiée sur son site Internet, l’IRA-USA signe, avec d’autres organisations, en octobre 2018, une pétition pour demander un procès équitable pour Biram Dah Abeid (IRA-USA 16 oct. 2018). En décembre 2018, Elhadj Fall, porte-parole de Biram Dah Abeid, désigne les États-Unis parmi les pays où est implantée l’IRA (IRA Mauritanie 7 déc. 2018) et l’IRA Mauritanie nomme l’IRA-USA parmi les « sections officielles et reconnues » de l’IRA à travers le monde (IRA Mauritanie 18 déc. 2018).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l’aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d’information.

Notes

[1] Les Haratines sont des descendants d’esclaves qui, en dépit du fait que l’esclavage est interdit en Mauritanie [depuis 1981], continuent d’être asservis et marginalisés dans la société mauritanienne (MRG avr. 2018).

[2] L’Unrepresented Nations and Peoples Organization est une organisation internationale basée sur l’adhésion qui vise à faire entendre les voix et à protéger les droits fondamentaux des peuples non représentés et marginalisés du monde (UNPO s.d.)

[3] InDepthNews (IDN) est [traduction] « l’agence-phare du Syndicat international de la presse (International Press Syndicate) à but non lucratif » et « une plateforme pour les journalistes, les analystes et les experts, qui informe et stimule la réflexion sur les questions qui ont un impact sur notre avenir dans un monde de plus en plus interdépendant » (IDN s.d.).

[4] Inside Arabia est un magazine d’analyse de l’actualité du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord qui vise à informer le public américain sur ces réalités (Inside Arabia s.d.).

[5] Le parti RAG est aussi parfois appelé « Radical pour une action globale » (Le Calame 14 juin 2018), et parfois « Rassemblement pour une action globale » (CRIDEM 9 juill. 2020).

[6] Front Line Defenders, basée en Irlande, est une organisation qui œuvre à la protection des défenseurs des droits de la personne (Front Line Defenders s.d.).

[7] Le Centre Raoul-Wallenberg pour les droits de la personne est « un groupe international unique de parlementaires, de défenseurs des droits de la personne, d’organismes non gouvernementaux et d’étudiants unis dans la quête de la justice » basé à Montréal (Centre Raoul-Wallenberg pour les droits de la personne s.d.).

Références

Agence France-Presse (AFP). 30 janvier 2019. « Mauritanie/présidentielle : face au ministre de la Défense, l'opposant Biram Dah Abeid se porte candidat ». [Date de consultation : 10 nov. 2020]

Agence France-Presse (AFP). 31 décembre 2018. « Mauritanie : un député antiesclavagiste jugé pour "menaces" contre un journaliste ». [Date de consultation : 10 nov. 2020]

Agence mauritanienne d’information (AMI). 18 septembre 2020. « OSC : Biram Dah Abeid salue le passage du régime de l’autorisation préalable à celui du système déclaratif ». [Date de consultation : 10 nov. 2020]

Amnesty International. 2019. « Mauritanie ». Les droits humains en Afrique. Rétrospective 2019. [Date de consultation : 10 nov. 2020]

Amnesty International. 2018. Mauritania: Submission to the United Nations Committee on the Elimination of Racial Discrimination, 95th Session, 23 April-11 May 2018. [Date de consultation : 10 nov. 2020]

Anadolu Agency (AA). 1er janvier 2019. Mohamed Bakay. « Mauritania Decries "Hate Speech" Amid Row Over Slavery ». [Date de consultation : 10 nov. 2020]

Armed Conflict Location & Event Data Project (ACLED). 2 mars 2018. « Mauritania: Police Violence Against the IRA (Initiative for the Resurgence of the Abolitionist Movement) ». [Date de consultation : 10 nov. 2010]

Au secours des Haratines. 10 octobre 2018. « Haratin: Police Brutality Breaks Out Amidst Peaceful Demonstration Against Internment of IRA President Biram ». [Date de consultation : 10 nov. 2020]

Bertelsmann Stiftung. 2020. « Mauritania Country Report ». Bertelsmann Stiftung’s Transformation Index (BTI) 2020. [Date de consultation : 10 nov. 2020]

Biram Dah Abeid. 9 août 2018. Lettre de Biram Dah Abeid depuis sa cellule. [Date de consultation : 10 nov. 2020]

Le Calame. 14 juin 2018. « Questions à Bala Touré Secrétaire général du parti RAG (parti Radical pour une action globale) : "En dix ans, personne de ceux qui nous critiquent aujourd’hui n’a remarqué que SAWAB n’était pas fréquentable" ». [Date de consultation : 22 nov. 2020]

Carrefour de la République islamique de Mauritanie (CRIDEM). 9 juillet 2020. « Conférence de presse du parti Rassemblement pour une action globale et IRA-Mauritanie : Discours de BDA ». [Date de consultation : 22 nov. 2020]

Centre Raoul-Wallenberg pour les droits de la personne. [Janvier 2019]. « Mauritanian Anti-Slavery Leader Biram Dah Abeid Released from Prison ». [Date de consultation : 10 nov. 2020]

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Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) Mauritanie. 7 décembre 2018. Elhadj Fall. « Biram Dah Abeid, la mauvaise conscience de l’Afrique noire ». [Date de consultation : 10 nov. 2020]

Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) Mauritanie. 2 décembre 2018. « Aujourd’hui, en Mauritanie, l’on naît esclave ou maître ». [Date de consultation : 10 nov. 2020]

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Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) Mauritanie. [Septembre 2018]. « Irwin Cotler et Judith Abitan : la Mauritanie a aboli l’esclavage en 1991, alors pourquoi criminalise-t-elle les opposants à l’esclavage? La triste vérité est que le pays n’a pas aboli l’esclavage, mais reste sa dernière place forte ». [Date de consultation : 10 nov. 2020]

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Jeune Afrique. 21 février 2018. Syrine Attia. « Mauritanie : Biram Dah Abeid brièvement interpellé par la Sûreté ». [Date de consultation : 21 nov. 2020]

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Radio France internationale (RFI). 2 octobre 2019. « Mauritanie : le chef de l'État consulte le leader d’opposition Biram Dah Abeid ». [Date de consultation : 10 nov. 2020]

Radio Télévision Suisse (RTS). 29 décembre 2019. « Une lutte pour dénoncer et abolir l'esclavage de masse en Mauritanie ». [Date de consultation : 10 nov. 2020]

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Autres sources consultées

Sites Internet, y compris : La Croix; ecoi.net; États-Unis – Department of State; Euractiv; France – Office français de protection des réfugiés et apatrides; Freedom House; The Guardian; International Crisis Group; Libération; La Libre; Nations Unies – Refworld; Le Vif.